jeudi 19 septembre 2013

Etats de fait (physiques, mentaux) et événements

Pour poursuivre l'analyse, entamée dans un dernier billet, de la causalité de haut niveau (notamment mentale), il convient de s'intéresser à l'articulation entre états de faits et événements. Pour ce faire je vais repartir d'une thèse déjà développée sur ce blog (en la développant suivant les réflexions que m'inspire cet article de François Loth). Il s'agit de s'inscrire en faux contre les prémisses du débat métaphysique contemporain à propos de la causalité mentale, qu'on décide de lui donner une réponse dualiste ou physicaliste, et qui consiste à mettre sur le même plan propriétés / états physiques et mentaux, comme si ceux-ci cohabitaient dans le monde.

En fait tout dépend de ce qu'on qualifie de proprement "mental", mais il est coutume, en philosophie de l'esprit, de faire référence par ce terme aux aspects phénoménaux et intentionnels, privés, de l'expérience. Or je pense que suivant cette compréhension le mental et le physique n'appartiennent pas à la même catégorie ontologique : il s'agit plutôt en fait de différentes approches complémentaires pour décrire le même monde : soit sur le plan intentionnel, soit sur le plan de "ce qui est", c'est à dire ce qui s'offre à nos intentions. La thèse proposée ici s'apparente donc à un monisme neutre tel que celui défendu par Russell, et on peut en tirer des conséquences quant à la notion d'état en général et ainsi éclairer le débat sur la causalité.

On peut s'opposer de différentes façons à cette thèse : de manière seulement négative, en rejetant l'idée que le physique et le mental constituent des approches complémentaires à propos des mêmes phénomènes ; de manière positive, en défendant l'idée qu'états physiques et mentaux appartiennent bien, au contraire, à une même catégorie ontologique (qu'ils soient distincts, ou que l'un se réduise à l'autre). Commençons par cette dernière approche.

dimanche 15 septembre 2013

Science, pseud-science et philosophie

Il n'existe pas de définition précise de la science. Il n'existe pas de définition précise de la philosophie non plus. C'est sans doute que les deux se recoupent en partie, mais il conviendrait de mieux comprendre cette articulation pour pouvoir répondre aux questions suivantes : qu'est-ce qu'une pseudo-science et pourquoi doit-on les rejeter (si on le doit) ? La philosophie est-elle rendue obsolète par le science, et si non, quel est son rôle ?