lundi 23 mars 2015

Une petite théorie politique

Pour changer un peu de la philo des sciences, et suite à ces élections qui semblent n'être que le nouvel épisode d'un éternel recommencement, je vous propose mes deux francs six sous de théorie politique.

Alors non, je ne suis pas spécialiste. D'habitude je m'intéresse plutôt à la physique quantique. Vous savez, cette théorie qui donne lieu à tant d'extrapolations fumeuses... Enfin, puisqu'on en n'est pas à une extrapolation fumeuse près, je me suis dit que peut-être on pouvait faire une vague analogie entre la physique quantique et le paysage politique de nos démocraties.

vendredi 6 mars 2015

Peut-on être réaliste et empiriste ?

Rappelons les termes du débat sur le réalisme scientifique. L'empiriste pense que toute connaissance doit être issue de l'expérience. Le problème est que le réalisme scientifique, qui postule que a réalité est correctement décrite par nos théories, est une thèse métaphysique. Or une thèse métaphysique, portant sur la nature fondamentale du monde, ne peut être fondée sur l'expérience uniquement. Elle nous demande d'aller au delà, de recourir à des intuitions, dont il est douteux, pour l'empiriste, qu'elles soient fiables. Ainsi l'empiriste entretiendra une suspicion à l'égard de toute hypothèse qui ferait plus qu'enregistrer des régularités vis-à-vis de ce qui est observable. Il doutera : des essences (des propriétés possédées nécessairement par les objets et qui en déterminent la nature), des rapports de causalité qui supposent une nécessité dans le monde, ou de l'existence de propriétés, relations ou objets inobservables en général. Tout ce que nous devons accepter des sciences, ce sont leurs conséquences observables.